Forces et faiblesses de la diplomatie de Mgr Fellay
Post par Guillaume de Thieulloy dans
Relations avec la FSPX le 29/10/09 |
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Nul n’ignore que l’issue des discussions entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie-X est suspendue à la
volonté de Mgr Bernard Fellay. Tout laisse penser qu’il veut parvenir à un accord, sans doute d’abord provisoire vers l’été prochain avant même la conclusion des conversations doctrinales,
ensuite définitif sous la forme du statut proposé par le Saint-Siège, à savoir une prélature personnelle sui generis qui garantirait à sa communauté une indépendance vis-à-vis des
évêques locaux (ordinations et autres sacrements) en même temps que la reconnaissance du caractère « respectueusement » discutable des questions brûlantes.
Toute la difficulté est que, si le pouvoir de Bernard Fellay est
grand sur sa Fraternité, il est loin d’être absolu. De la même manière que le Pape doit compter avec une « opinion publique » épiscopale, Mgr Fellay doit compter avec
l’« opinion publique » de ses troupes. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas directement les questions doctrinales pures qui motivent les
« anti-accordistes », mais le risque encouru par les troupes anticonciliaires : les accords sont vus comme la sortie du château fort doctrinal et liturgique pour se risquer en rase
campagne moderniste (« Voyez ce qui est arrivé aux ralliés ! »).
La force de la diplomatie de Mgr
Fellay tient en trois points, dont le troisième est incertain:1) D’abord, c’est le
Saint-Siège qui est en position de demandeur de la cessation de la « rupture » plus que l’inverse. En effet, en raison des blessures (liturgie, doctrine), les vocations affluent dans la
FSSPX (et plus largement dans les autres instituts traditionnels, car l’osmose morale existe quoi qu’on en ait) et l’on sait que le nombre des fidèles traditionnels, actuellement incompressible,
est...