Posté par Vini Ganimara dans Relations avec la FSPX le 01/08/10 | Pas de Commentaire
Quand la FSSPX s’éveillera…
… le monde conciliaire tremblera. Il n’a pas de grands soucis à se faire, diront certains. Voire.
Mon titre fait allusion à la Chine, comme on l’aura compris.
On sait que la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples vient d’adresser une lettre aux évêques et aux prêtres de Chine continentale, publiée le 5 juillet, dans laquelle elle les encourage à poursuivre leurs efforts pour construire l’unité de l’Eglise et se réjouit des progrès déjà accomplis dans ce sens.
Jean-Paul II hier, Benoît XVI aujourd’hui, déploient des efforts considérables pour résorber le schisme de l’Église patriotique de Chine continentale.
Lors de l’avènement du communisme maoïste en Chine, le gouvernement avait poussé, dans les années 50, un certain nombre de catholiques chinois à lancer un « mouvement patriotique », en dehors de la tutelle du Vatican. En 1957 fut fondée une « Association catholique patriotique de Chine ». Ce qui n’empêcha pas des persécutions et pressions pour l’abjuration, un peu semblables à celles qu’avait subi le clergé constitutionnel en France, durant la Révolution. La Rome de Pie XII les condamna (et édicta à cette occasion une excommunication automatique tombant ipso facto sur l’évêque consacré et sur les évêques consécrateurs agissant sans mandat explicite de Rome : c’est cette même excommunication chinoise qui a foudroyé les évêques d’Ecône en 1988).
Un nombre non négligeable de chrétiens, de clercs et d’évêques chinois, s’installèrent dans la dissidence, catholiques violemment persécutés, que l’on a qualifiés d’« Église souterraine », restés héroïquement fidèles à Rome.
Mais après la chute du rideau de fer soviétique, et malgré la permanence d’une tyrannie sauvage en Chine, le Saint-Siège a tenté une opération de « contournement » en s’appuyant sur le désir d’une bonne part des membres de l’Église patriotique de faire retour...














