Intentions de prières du Pape pour le mois d’octobre
Les intentions de prière de Benoît XVI pour le mois d’octobre sont les suivantes: Intention générale : « Pour que le Dimanche soit vécu comme étant le Jour où les chrétiens se réunissent pour célébrer le Seigneur Ressuscité, en participant à la Table de l’Eucharistie. »Intention missionnaire : « Pour que tout le Peuple de Dieu, auquel a été confié par le Christ le mandat d’aller et de prêcher l’Evangile à toutes les créatures, assume avec générosité sa propre responsabilité missionnaire, et la considère comme le plus grand service qu’il peut offrir à l’humanité. »  Lire plus →
La succession du cardinal Danneels. Le contexte, un catholicisme en voie d’extinction (2)
Quelques coups de sonde serviront à décrire l’état du catholicisme belge. Ainsi, le silence, ou pire, de l’épiscopat en matière d’homosexualité. – En mai 1996, dans Pastoralia, revue officielle de l’Archevêché de Malines-Bruxelles, l’abbé Cosijns (adjoint de l’évêque auxiliaire pour Bruxelles, Mgr De Kesel), déclarait : « Dans la relation homosexuelle aussi, des personnes peuvent trouver le chemin de Dieu.» – En septembre 1999, ouverture à l’Université catholique de Louvain (de langue française) un chantier « Accueil Homosexualité », donnant des liens avec le Cercle Homosexuel de Louvain-la-Neuve et des sites gays, lesbiens et bisexuels, des informations sur la Gay Pride et les réunions de prêtres gays, avec photos, topos sur les communautés, les rendez-vous, l’adoption. – Le 5 avril 2000, dans l’hebdomadaire Tertio, le P. Roger Burggraeve, professeur de théologie morale à la Katholieke Universiteit Leuven, prenait position en faveur de l’adoption par les couples homosexuels. - Le 15 décembre 2001, Le Soir publiait un article de professeurs, dont deux de l’Université catholique de Louvain, défendant le principe du mariage des homosexuels. – Il est vrai qu’en 2001, dans Dialogue avec des ados sur la vie et la foi (éditions Fidélité), le cardinal Danneels avait osé dire : « Un mariage hétérosexuel est plus riche, ne fût-ce que parce qu’il offre la possibilité d’avoir ses propres enfants ». – Le 26 Juin 2002, était signée la « Déclaration Commune sur le Traitement égal de l’hétéro-sexualité et de la sexualité homosexuelle, lesbienne et bisexuelle dans l’enseignement », entre le ministère de l’éducation et des organismes d’enseignement, dont le Secrétariat général Flamand de l’Enseignement Catholique :... 
Limites et réalités de l’oecuménisme
L’archevêque orthodoxe Hilarion de Volokolamsk, président du département pour les relations extérieures du patriarcat de Moscou, était dernièrement à Rome. Il a réaffirmé le souhait conjoint des deux parties d’une prochaine rencontre entre Benoît XVI et le nouveau patriarche de Moscou. Sur le plan des relations entre catholiques et orthodoxes, il a réclamé une absence de compétition. Malheureusement, cette vision irénique des relations ne correspond pas à la réalité pour plusieurs raisons: D’abord, parce que l’Eglise catholique considère qu’avec le ministère pétrinien, il « manque » quelque chose à l’orthodoxie et que, par conséquent, elle a le devoir d’enseigner cette réalité traditionnelle non seulement aux fidèles catholiques, mais aussi aux orthodoxes. Ensuite, parce que l’orthodoxie russe a souvent manifesté une attitude hostile aux catholiques, allant jusqu’à réclamer l’expulsion de prêtres hors du territoire russe. Enfin, parce que l’Eglise catholique ne peut décemment pas abandonner les catholiques de rite oriental sous prétexte d’accommodement oecuménique (d’autant plus que les Eglises de rite oriental ont souvent été sévèrement martyrisées au cours du XXe siècle et que nous avons, nous catholiques latins, des devoirs envers elles). Cependant, nous pouvons d’ores et déjà nous réjouir d’une convergence de vues croissante entre orthodoxes et catholiques, notamment en matière de défense de la Tradition chrétienne dans un monde sécularisé: « Nous soutenons le pape, a déclaré l’archevêque Hilarion, dans son engagement pour la défense des valeurs chrétiennes. Nous le soutenons aussi quand ses déclarations courageuses suscitent des réactions négatives de la part de certains hommes politiques ou personnalités publiques, ou sont prises en otage ou trahies... 
Du nouveau à la tête des finances pontificales
L’IOR (Institut pour les Oeuvres de Religion) a gardé une réputation sulfureuse des scandales des années 1970-1980. Mais, bon an, mal an, cette institution, évidemment stratégique, poursuit son existence sans trop faire parler d’elle depuis cette époque. Le 23 septembre, le conseil de direction, présidé par Angelo Caloia, a démissionné. De nouveaux membres ont alors été nommés: l’Américain Carl Anderson, les Italiens Giovanni De Censi (Président du Credito Valtellinese), Ettore Gotti Tedeschi (Président de la Santander Consumer Bank), l’Allemand Ronaldo Hermann Schmitz et l’Espagnol Manuel Soto Serrano. Ettore Gotti Tedeschi a été nommé nouveau président du conseil de direction, Ronaldo Hermann Schmitz devenant vice-président. Rappelons que l’IOR est placé sous la présidence du Secrétaire d’Etat, le cardinal Bertone, le plus souvent représenté par un prélat, actuellement Mgr Piero Pioppo.  Lire plus →
Angelo Sodano, précision d’un lecteur
Dans mon article du 18 septembre 2009 (voir ici), je disais que l’ancien secrétaire d’Angelo Sodano, Thimoty Broglio, avait été nommé nonce en République dominicaine et délégué apostolique à Porto Rico en 2001 et que les esprits malicieux faisaient observer qu’il n’y a pas de douane financière entre les Etats-Unis et Porto Rico, État libre associé aux Etats-Unis et que toutes les grandes affaires et banques américaines ont des antennes à Porto Rico, dont le Follieri Group. Un lecteur fort bien renseigné me fait remarquer ceci, qui est parfaitement exact : « Il est intéressant aussi de noter que le fameux et sulfureux paradis fiscal des iles Caïmans est canoniquement une mission sui iuris dont le Supérieur était à l’époque de Sodano (et est toujours d’ailleurs…) le cardinal Adam Joseph Maida, archevêque émérite de Detroit (USA). A l’époque ou Sodano (en tant que Cardinal Secrétaire d’Etat) présidait l’IOR, le cardinal Maida était… cardinal membre de la commission de l’IOR… » J’ajoute que, d’une manière générale, les bonnes œuvres du Follieri Group – je ne mets pas de guillemets, car il y a eu aussi de vraies bonnes œuvres – ont été énormément facilitées par les nonces et Ordinaires ecclésiastiques. La plaque tournante des Iles Caraïbes a été vitale pour faire circuler des fonds destinés à la lutte contre le progressisme, avec des prises de pourcentage. Adam Joseph Maida, grand ami de Thimoty Broglio, a été élevé à l’archidiocèse de Detroit en 1990 (dont il n’a été déchargé que le 5 janvier dernier, à 79 ans, remplacé par Mgr Vigneron). Et en 1994, il était devenu membre du Conseil cardinalice de vigilance de la Banque vaticane, l’IOR. Et en 2000, il reçut la charge d’Ordinaire des Iles Caïmans. Comment ne pas être surpris par ce rattachement hiérarchique d’une partie... 
Chacun à sa place…
Recevant le 18 septembre dernier un groupe d’évêques brésiliens en visite ad limina, Benoît XVI a rappelé que les membres du Corps mystique n’avaient pas tous la même fonction et a invité ses confrères à « éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs ». Dans le contexte, il s’agissait essentiellement d’éviter l’engagement en politique des prêtres, malheureusement trop fréquent en Amérique latine. Mais, dans un autre contexte, cet impératif vaut aussi dans nos pays d’ancienne chrétienté (où, en particulier, la confusion des rôles en matière liturgique n’est pas rare). Que les clercs nous fassent donc confiance, à nous laïques, pour l’engagement catholique dans la Cité et que les laïques cessent donc de vouloir « jouer » aux prêtres supplétifs pendant la Messe!  Lire plus →
Le cardinal Martino contre les évêques américains
Le cardinal Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, a apporté un renfort inattendu au président Barack Hussein Obama. Ce dernier rencontre toutes sortes d’opposition à son plan de (soviétisation de la) santé, parmi lesquelles celles des évêques américains, fort peu désireux que la clause de conscience permettant aux médecins et aux hôpitaux catholiques de ne pas pratiquer l’avortement soit abolie (comme s’y est engagé Obama devant le Planning familial au cours de la campagne présidentielle) et fort peu désireux que l’argent fédéral, déjà généreusement gaspillé, soit utilisé au financement de l’avortement. On les comprend! Le blog americatho (voir ici) révèle que le cardinal Martino a pris fait et cause pour le plan de santé d’Obama et a déclaré: « La santé des citoyens relève des autorités, du gouvernement central. J’ai donc passé 16 ans aux États-Unis [il fut l’observateur permanent du Saint Siège à l’ONU de 1986 à 2002] et je me suis toujours demandé pourquoi une grande partie du peuple américain était privée [d’accès aux soins], n’avait aucune couverture santé. Et je n’ai jamais pu m’expliquer cela… Et vous savez que partout dans le monde on trouve que c’est une préoccupation principale des gouvernements, mais il y a aussi des possibilités [offertes] par le secteur privé, mais pour ceux qui n’ont rien […], c’est au gouvernement central à y pourvoir. C’est pourquoi je ne peux qu’applaudir cette initiative [d’Obama]. » Il ne me paraît pas évident que la santé soit une prérogative régalienne et il me semble surtout évident que le cardinal a raté une belle occasion de se taire!  Lire plus →
Tony Blair à Rome
L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, récemment converti au catholicisme et président d’une fondation qu’il a créée pour promouvoir le rôle des religions dans le débat public (la Tony Blair Faith Foundation), a donné un entretien à « L’Osservatore romano » du 15 septembre. Dans cet entretien, il a vivement critiqué ceux qui veulent  »garder la religion hors de la sphère publique » et a ajouté qu’il était  « extrêmement important qu’il y ait un aspect religieux » dans le débat politique. Toutes choses auxquelles nous applaudissons d’autant plus volontiers que le laïcisme latent de la classe politique française ne nous a guère habitués à ce genre discours. Cependant, on ne peut se départir d’un sentiment désagréable en lisant ces lignes de Tony Blair. Tout se passe en effet pour lui comme si les religions devaient « parler », mais aussi comme si ceux qui écoutent le discours religieux n’étaient pas tenus d’agir en cohérence avec leurs convictions. En particulier, l’ancien Premier ministre, qui avait été à l’origine de décisions pour le moins problématiques sur le plan moral (comme la possibilité légale accordée aux chercheurs opérant sur le sol britannique de pratiquer le clonage ou même, pire encore, la création de « chimères », ces êtres mi-hommes mi-animaux…), ne semble pas avoir manifesté le moindre regret pour cela lors de sa conversion.  Lire plus →
Le Père Morerod à l’Angelicum
Le dominicain suisse Charles Morerod figure parmi les trois représentants romains dans le dialogue doctrinal qui va s’engager avec la Fraternité st Pie X. Nous l’avons appris voici quelques jours (voir ici). Depuis, il vient de recevoir une éminente « promotion » au plan académique, puisqu’il a été nommé recteur de l’Angelicum, l’université pontificale Saint-Thomas d’Aquin. Il succède ainsi au RP Joseph Agius. Principal foyer du thomisme vivant, l’Angelicum est l’une des grandes universités pontificales. Il a été fondé en 1580 par Grégoire XIII.  Lire plus →
Lobbying en faveur de l’accès à la communion pour les divorcés remariés
Le magazine « Le Pèlerin » vient de publier un sondage qui fait grand bruit au sujet du divorce et du remariage (voir ici). Selon ce sondage, 75% des catholiques, et même 67% des catholiques pratiquants, seraient favorables à ce que l’Eglise adopte une attitude plus souple au sujet du remariage à l’Eglise après un divorce. « Mieux » encore, 81% des catholiques encouragent l’Eglise à adopter une attitude plus souple concernant l’accès à la communion pour les divorcés remariés. C’est le cas aussi pour 79% des catholiques pratiquants. Sauf erreur de ma part, dans les 16 pages de résultats complets, on ne trouve aucune définition de ce qu’est pour le sondeur un « catholique pratiquant » ou un « catholique ». Selon toute vraisemblance, la définition doit être « souple ». Malgré cela, une catégorie de « pratiquants réguliers » (cela désigne-t-il, comme souvent dans les sondages, les personnes allant à la messe au moins une fois par mois?…) donne des résultats peut-être encore plus inquiétants: 57% de ces pratiquants réguliers souhaiteraient que l’Eglise soit plus « souple » en matière de remariage et même 70% de ces pratiquants réguliers souhaiteraient que l’Eglise soit plus « souple » en matière d’accès à la communion pour les divorcés remariés. Il est clair que ce sondage n’est pas seulement présenté et médiatisé dans une logique d’information, mais aussi dans une logique de « lobbying » – comme si le fait qu’une majorité de catholiques (plus ou moins conscients de l’être) ne comprenaient pas une doctrine suffisait à la rendre caduque! Mais, surtout, un tel sondage signe l’échec complet de quelques décennies... 

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