Post par Vini Ganimara dans Dialogue interreligieux et oecuménisme le 05/08/11 | 11 Commentaires
Polémique entre le cardinal Koch et le rabbin Di Segni sur le rôle de la Croix
L’excellent vaticanologue Sandro Magister vient de publier une très intéressante étude sur une polémique qui m’avait totalement échappé, mais qui me semble de la plus haute importance (surtout à quelques semaines d’Assise III).
Ce qui déclencha cette polémique, ce fut un article du cardinal Koch, président du conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, publié dans « L’Osservatore Romano » du 7 juillet pour expliquer précisément le sens de cette Journée d’Assise. Cet article contenait ces lignes:
« Selon la foi chrétienne, la paix, à laquelle les hommes d’aujourd’hui aspirent tellement, provient de Dieu, qui a révélé en Jésus-Christ son dessein originel, c’est-à-dire le fait qu’il nous a ‘appelés à la paix’ (1 Corinthiens 7, 15). De cette paix, l’épître aux Colossiens dit qu’elle nous est donnée à travers le Christ, ‘par le sang de sa croix’ (1, 20). Parce que la croix de Jésus supprime tout désir de vengeance et nous appelle tous à la réconciliation, elle se dresse au-dessus de nous comme le Yom Kippour permanent et universel, qui ne reconnaît pas d’autre ‘vengeance’ que la croix de Jésus, comme Benoît XVI l’a affirmé, le 10 septembre 2006 à Munich, avec ces mots très profonds : ‘Sa vengeance, c’est la croix : le non à la violence, l’amour jusqu’au bout’.
« En tant que chrétiens, nous ne manquons certainement pas au respect dû aux autres religions ; au contraire nous le consolidons si, surtout dans le monde d’aujourd’hui où la violence et la terreur sont utilisées aussi au nom de la religion, nous professons ce Dieu qui a opposé sa souffrance à la violence et qui a vaincu sur la croix non par la violence mais par l’amour. Voilà pourquoi la croix de Jésus n’est pas un obstacle au dialogue interreligieux ; elle indique plutôt le chemin décisif que surtout les juifs...















