Intentions de prière du Pape
Bientôt le mois de septembre et, avec lui, la rentrée et donc les bonnes résolutions. Voici l’une de nos résolutions pour ce blog: prier avec le Pape – ce qui tombe sous le sens pour un blog consacré à l’actualité vaticane! Quelles sont donc les intentions du saint-père pour ce mois de septembre 2009. Intention générale: pour que la Parole de Dieu soit plus connue, plus écoutée et plus vécue, comme source de liberté et de joie. Intention missionnaire: Pour que les chrétiens au Laos, au Cambodge et au Myanmar, qui rencontrent souvent de grandes difficultés, ne se découragent pas pour annoncer l’Evangile à leurs frères, en mettant leur confiance dans la force du Saint-Esprit. Une excellente occasion de vivre, penser et prier à l’unisson de l’Eglise romaine!  Lire plus →
Caritas in veritate: A qui est adressée l’encyclique?
Certains commentateurs se sont étonnés de « l’humanisme » de Benoît XVI, à propos de l’encyclique Caritas in veritate. Quelques uns ont même été jusqu’à s’interroger sur les sources maçonniques du document. Mais il suffit de regarder à qui est adressée l’encyclique pour comprendre de quoi il s’agit: elle est destinée « aux évêques, aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées, aux fidèles laïcs et à tous les hommes de bonne volonté » et elle porte sur « le développement humain intégral ». C’est évidemment la mission de l’Eglise de parler sur le « développement humain intégral », puisque, comme son divin maître, l’Eglise sait ce qu’il y a dans le coeur de l’homme (Jn II, 25) et rien de ce qui est humain ne lui est étranger (Térence). Quant à l’humanisme, on voit mal pourquoi critiquer Benoît XVI sur ce point. Ou alors il convient aussi de censurer une bonne partie de la Tradition de l’Eglise, et tout spécialement st Thomas d’Aquin. L’Eglise, contrairement aux réformés, n’a jamais considéré que les vertus des païens n’étaient que des vices splendides; elle a, au contraire, toujours maintenu que les hommes, même sans connaître le vrai Dieu, devaient pouvoir suivre la loi naturelle (c’est-à-dire, pour nous croyants, le Décalogue). Comme le disait le Docteur angélique, la grâce n’abolit pas la nature, elle la parfait. De la même façon, la foi n’abolit pas la raison (ou l’humanisme), elle la parfait… Au demeurant, Benoît XVI écrit: « Il n’y a donc d’humanisme vrai qu’ouvert à l’Absolu » (§ 16) ou encore: « L’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain » (§ 78). ce qui nous entraîne bien loin de l’humanisme maçonnique…  Lire plus →
Foi adulte ou foi bricolée?
Même si ce n’est pas l’image qu’en ont les médias, Benoît XVI ne manque pas d’humour. Clôturant l’année saint Paul le dimanche 28 juin, il a donné une homélie au cours des premières vêpres de la Fête de saint Pierre et saint Paul, à la basilique de St-Paul hors les murs. Dans cette homélie, il a commenté quelques uns des concepts-clés de l’Apôtre des nations, parmi lesquels l’idée de  »foi adulte » (qui, à défaut de l’expression elle-même, peut se trouver en I Co XIV, 20). Voici ce qu’il en dit, avec beaucoup d’humour et de finesse: « L’expression « foi adulte » est devenue un slogan fréquent ces dernières années. Mais on l’entend souvent au sens de l’attitude de celui qui n’écoute plus l’Église et ses pasteurs, mais qui choisit de manière autonome ce qu’il veut croire ou ne pas croire – donc une foi « bricolée ». Et on la présente comme le « courage » de s’exprimer contre le magistère de l’Église. Mais en réalité, il n’y a pas besoin de courage pour cela, car l’on peut toujours être sûr de l’ovation du public. Il faut plutôt du courage pour adhérer à la foi de l’Église, même si celle-ci contredit le « schéma » du monde contemporain. C’est ce non-conformisme de la foi que Paul appelle une « foi adulte ». » Je conçois que certains, y compris dans l’Eglise, s’étranglent en l’entendant parler!… NB: ce texte reprend largement un passage de la fameuse homélie prononcée par le cardinal Ratzinger au cours de la messe « Pro eligendo pontifice », le 18 avril 2005: « L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure... 
Année sacerdotale: les risques de l’activisme
Tout au long de l’année sacerdotale, nous allons naturellement prêter une particulière attention aux discours de Benoît XVI sur les prêtres et aux prêtres. Deux jours à peine après l’ouverture de cette année sacerdotale, le dimanche 21 juin, le Pape se trouvait à San Giovanni Rotondo, lieu où a vécu le saint Padre Pio, autre modèle du prêtre, qui a porté les stigmates du Christ pendant des années. Dans son homélie, je relève ces quelques phrases: « Les risques de l’activisme et de la sécularisation sont toujours présents [...] Beaucoup d’entre vous, religieux, religieuses et laïcs, êtes tellement pris par les mille occupations requises par le service aux pèlerins, ou aux malades de l’hôpital, que vous courez le risque de négliger la chose vraiment nécessaire: écouter le Christ pour accomplir la volonté de Dieu. » Un discours encore plus fondamental en nos temps de pénurie de prêtres qu’en tout autre époque. Ce n’est pas en multipliant les réunions ou, pire encore, en imaginant d’invraisemblables succédanés plus ou moins cléricaux au prêtre, que nous répondrons à la crise des vocations: c’est en revenant à l’unique nécessaire et au coeur de la mission du prêtre…  Lire plus →
Le Conseil oecuménique des Eglises a un nouveau secrétaire général
Le Conseil oecuménique des Eglises vient d’élire un nouveau secrétaire général, en la personne du pasteur norvégien Olav Fykse Tveit. Ce dernier est norvégien et il succède au Kenyan Samuel Kobia. L’Eglise catholique n’est pas membre du COE, mais participe à certaines de ses commissions, notamment à la commission Foi et constitution en charge des questions doctrinale.  Lire plus →
Béatification du cardinal Newman: retour au développement homogène du dogme
Le Pape a annoncé au début de l’été la prochaine béatification du cardinal John Henry Newman (1801-1890), le plus célèbre converti de l’anglicanisme. Mais le cardinal Newman n’est pas seulement un converti célèbre, ou une sorte d’archétype de la haute culture anglaise; il est aussi l’un des théologiens qui a le mieux approfondi la notion de « développement homogène du dogme ». Or, cette notion est manifestement liée à l’une des idées centrales de l’actuel pontificat: « l’herméneutique de continuité ». Peut-être peut-on cependant relever une différence non négligeable. Le « développement homogène du dogme » est à la fois un principe fondamental de la Tradition catholique et une réalité constatable par l’Eglise enseignée, et notamment par les théologiens. « L’herméneutique de continuité », en tant que principe, serait plutôt un principe d’interprétation du magistère conciliaire et post-conciliaire s’imposant à l’Eglise enseignée. Mais elle est aussi, en quelque sorte, une nouvelle mission de l’Eglise enseignante. Depuis quelques années, pour assurer que le « développement homogène du dogme » reste une réalité objectivement constatable dans l’histoire de l’Eglise, le Magistère a ainsi publié un certain nombre de mises au point sur des sujets controversés pour désigner l’interprétation correcte des textes de Vatican II. La béatification prochaine du cardinal Newman est ainsi une occasion de revenir sur une idée-force du pontificat de Benoît XVI…  Lire plus →
Hommage à saint Célestin V
Demain commence une année jubilaire consacrée à saint Célestin V. Ce saint pape était l’austère ermite Pierre de Morrone quand les cardinaux, qui ne parvenaient pas à s’entendre lors du conclave qui a suivi la mort de Nicolas IV, sont venus le prier d’accepter le souverain pontificat en 1294. Malheureusement, le saint ermite manquait d’expérience pour gouverner l’Eglise et il démissionna en décembre 1294, moins de six mois après son couronnement. L’un des plus grands pontifes médiévaux, Boniface VIII, lui succéda. En dehors des cas particuliers des papes du Grand Schisme, Célestin V est, à ma connaissance, le seul pontife romain à avoir abdiqué. Il a été canonisé très peu de temps après sa mort (1296), en 1313 – notamment sous la pression du roi de France Philippe le Bel. L’année jubilaire célèbre le 8e centenaire de sa naissance. Elle rappelle aussi l’une des rares bulles de saint Célestin qui nous ont été conservées (la plupart ayant été révoquées par Boniface VIII): la bulle qui accorde l’indulgence plénière à ceux qui font le pèlerinage de Notre-Dame de Collemaggio les 28 et 29 août. Lui-même est enterré à Collemaggio et tous les pèlerins qui iront vénérer ses reliques (sauvées du récent tremblement de terre qui avait sinistré les Abruzzes en avril 2009) au cours de l’année jubilaire bénéficieront également de cette indulgence plénière.  Lire plus →
Pas de réforme liturgique?
Depuis quelques semaines, la toile « vrombit » d’informations ou de rumeurs relatives à une prochaine « réforme de la réforme ». L’agence de presse zenit (voir ici) signale que le Père Ciro Benedettini, vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a démentit ces informations le 24 août. Reste à savoir s’il s’agit d’un démenti « diplomatique »… Il est certain en tout cas que le cardinal Cañizares, préfet de la congrégation pour le culte divin, serait assez favorable à une plus large place à la langue latine dans la liturgi, à une ré-orientation des autels et à un retour progressif à la forme traditionnelle de la distribution de la sainte communion. Les services de communication du saint-siège, notoirement dirigés par des personnes disons « réservées » à l’égard de la stratégie « restaurationniste » de Benoît XVI, pourraient bien avoir démenti un peu vite! Mais il existe une autre possibilité: il serait assez conforme à la manière de procéder de Benoît XVI de faire une liste de propositions de réforme et  d’encourager les prêtres à les mettre en pratique, sans contraindre quiconque, ni entreprendre une vaste réforme… Ce qui, au passage, serait aussi, plus conforme à l’évolution normale de la liturgie, dont nous avons perdu quelque peu l’habitude depuis quelques décennies!  Lire plus →
Le déclin doré du cardinal Sodano (3) : Laghi, le faux compétiteur
Autre sodanien, le cardinal Pio Laghi, décédé au début de l’année, était à dire vrai, à l’origine, bien plus un homme du cardinal Silvestrini (autrement dit de la « gauche » vaticane). Et, cependant, il joua sans état d’âme pour le camp Sodano, lequel a d’ailleurs toujours maintenu des liens et des ponts avec le camp Casaroli/Silvestrini. Bien plus Américain que le cardinal Martino, dont j’ai parlé dans mon dernier article sur les réseaux du cardinal Sodano (voir ici), le cardinal Laghi fut pour Angelo Sodano une espèce de compétiteur, mais en apparence seulement. Il est possible que Jean-Paul II, après l’effondrement du communisme, au moment du grand tournant de 1990, ait pensé à choisir le pro-nonce aux Etats-Unis, Laghi, pour remplacer le cardinal Casaroli, l’homme de l’Ostpolitik, à la Secrétairerie d’État. Mais comme on sait, ce fut le Angelo Sodano, Substitut pour les Relations avec les États, qui fut préféré. Pio Laghi, était un Romagnol, comme le cardinal Silvestrini, né en 1922 près de Forli. Entré à la Secrétairerie d’État en 1952, ce diplomate-né eut des postes au Nicaragua et en Palestine en 1969, où il se trouva au moment de la Guerre des Six jours. Nonce en Argentine de 1974 à 1980, de concert avec Sodano qui était nonce au Chili (de 1977 à 1988), il fit office de médiateur, au nom du Saint-Siège, pour mettre fin au conflit entre les ennemis de toujours, l’Argentine et le Chili, à propos de leur sempiternel conflit frontalier sur les îles de la Terre de Feu. Le traité sera ratifié par les deux pays le 2 mai 1985. Mgr Laghi avait déjà quitté l’Argentine pour les Etats-Unis, où il était nommé délégué apostolique en 1980, avec mission de remodeler l’épiscopat selon la ligne wojtylienne (faisant nommer notamment les futurs cardinaux Law et O’Connor). C’est là qu’advint... 
Bientôt un document sur la formation sacerdotale?
Ce n’est un secret pour personne: la formation sacerdotale laisse fortement à désirer dans les pays d’ancienne chrétienté, comme la France. A tel point qu’en récitant l’antique prière: « Mon Dieu donnez-nous des prêtres; donnez-nous des saints prêtres; donnez-nous beaucoup de saints prêtres », on ne peut se défendre de la compléter ainsi: « Donnez-nous beaucoup de prêtres saints et bien formés… » Or, il commence à se dire à Rome que l’année sacerdotale, ouverte en commémoration du saint curé d’Ars (dont nous fêtons le 150e anniversaire de la mort), pourrait être l’occasion de la publication d’un document sur le sujet. Mgr Bruguès, secrétaire de la congrégation pourn l’éducation catholique, a même annoncé un « texte court, incisif et très clair ». Souhaitons que cette annonce se réalise au plus vite . Et souhaitons surtout que le document qui verrait ainsi le jour soit un peu mieux suivi d’effet que les documents romains en cette matière depuis 30 ans! On sait par exemple que la ratio studiorum, théoriquement en vigueur depuis une trentaine d’années, qui impose un cursus de philosophie avant de permettre aux séminaristes de se lancer dans les études théologiques, n’est pratiquement appliquée dans aucun séminaire français…  Lire plus →

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