Post par Vini Ganimara dans
Curie le 05/09/11 |
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Le minuscule État engendré par les Accords du Latran, l’État de la Cité du Vatican, Status Civitatis Vaticanae, Stato della Città del Vaticano (SCV), est le support territorial du Saint-Siège (qui sont deux réalités distinctes, entre lesquelles, même dans des journaux aussi réputés que « Le Monde », on fait aujourd’hui, plus ou moins volontairement, la confusion, tant la culture du public en matière ecclésiastique s’amenuise : « Le Vatican condamne à nouveau l’euthanasie », lira-t-on, par exemple).
Comme un vrai État, ce village ecclésiastique de 900 habitants et 0,44 km², a des citoyens, une justice, bat monnaie, dispose d’une jolie petite gare, d’une poste, d’une station-service et d’un supermarché hors taxes, de gendarmes pas méchants, de pompiers pas surmenés, et d’une aimable fleuriste.
Cet État dont le Prince est le Pape (et auquel, en 2000, Jean-Paul II a octroyé une Charte, une « Loi fondamentale »), est régi par deux principaux organismes : une Commission cardinalice (qui exerce, au nom du Souverain Pontife, le pouvoir législatif), et un Gouvernorat (qui exerce, toujours au nom du Souverain Pontife, le pouvoir exécutif – il le fait, pour être très précis, au titre de Président de la Commission cardinalice).
En réalité, les deux organismes ensemble fonctionnent comme l’un des grands dicastères de la Curie: c’est-à-dire qu’à la tête du Gouvernorat est un cardinal Président, tel un Préfet de Congrégation, et que la Commission cardinalice, dont il est aussi le Président, est l’équivalent de l’assemblée des cardinaux d’une Congrégation. Et, comme dans une Congrégation, les deux principales fonctions du Gouvernorat sont tenues, la Présidence, par un cardinal, et le Secrétariat, par un évêque. Fonctions en vue, où l’on se trouve physiquement dans les allées du pouvoir.
Le cardinal Lajolo, avait été nommé Président du Gouvernorat en 2006, alors qu’il était...