Post par Guillaume de Thieulloy dans Divers Osservatore le 28/07/09 | Pas de Commentaire
Parmi les nouvelles nominations à la Commission Théologique Internationale, CTI, publiées il y a trois jours, on
remarque celle du P. Philippe Vallin, maître de conférences en théologie systématique à la Faculté de théologie de l’Université Marc-Bloch de Strasbourg, où il enseigne ou a enseigné
l’anthropologie théologique, la doctrine de la grâce, l’eschatologie, la sotériologie, et où il participe à un séminaire consacré aux théologiens français du XXème siècle en général, et à Henri
de Lubac en particulier. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, il a été étudiant à l’Université Grégorienne de Rome puis à l’Université de Strasbourg où il a présenté sa thèse de doctorat
en théologie (une thèse de théologie catholique : c’est une précision importante à Strasbourg où la théologie de la faculté « catholique » relèvpour une bonne part d’une espèce de
déisme rationaliste). Sa thèse est publiée sous le titre Le Prochain comme tierce personne dans la théologie de la création chez saint Thomas d’Aquin (Vrin, « Bibliothèque thomiste »,
2000).
Né à Nancy en 1956, le P. Vallin est prêtre, oratorien de saint Philippe Néri. Identitaire ecclésiologiquement,
sans être nullement traditionaliste, il a exercé 2003 à 2007 les fonctions de secrétaire de la Commission doctrinale des évêques de France, ce qui nous a valu une note négative, quoique nuancée,
sur le film de Mel Gibson La Passion du Christ, dont il aurait pu, au moins politiquement, se dispenser, et qui affirmait notamment : « Il n’y a pas assez d’amour dans la croix de Mel Gibson ».
Il y a donc actuellement deux français à la CTI : le P. Vallin, qui vient d’y être nommé, et le P. P. Serge
Thomas Bonino, directeur de la Revue thomiste, dont la présence est confirmée. Deux Français auxquels...



