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Responsabilité des Eglises d’Orient… et responsabilité à l’égard des Eglises d’Orient
Poursuivant ma relecture de l’Instrumentum laboris, je lis ceci: « Nos Églises ont une origine apostolique et nos pays ont été le berceau du christianisme. Ce sont des terres bénies par la présence du Christ lui-même et celle des premières générations chrétiennes. Il est certain que l’affaiblissement, voire la disparition, du christianisme là où il est né est une perte pour l’Église universelle. Nous portons là une lourde responsabilité : non seulement, maintenir la foi chrétienne en ces terres saintes, mais plus encore maintenir l’esprit de l’Évangile dans ces populations chrétiennes et dans leurs rapports avec les non chrétiens, et maintenir vive la mémoire des origines. » Est-il besoin de remarquer que les chrétiens des Eglises non-orientales ont, eux aussi, une lourde responsabilité: permettre à ces frères chrétiens d’Orient de rester dans ce berceau du christianisme…  Lire plus →
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Le Christ, clé d’interprétation de l’Ancien Testament
Après ma petite série estivale de relecture de documents pontificaux, j’ai reçu deux types de réaction. Des personnes m’ont fait remarquer que tel ou tel document n’était pas une nouveauté et que mon article n’avait par conséquent pas beaucoup d’intérêt (le blog d’Yves Daoudal résumant assez bien la chose en parlant malicieusement de l’ »Osservatore vaticano retrospettivo »); d’autres m’ont remercié de sortir un peu du feu de l’actualité pour voir ce qui « émergeait » des textes pontificaux quelques mois, voire quelques années, après leur publication. A la réflexion, je crois que je vais prolonger cette série au cours de l’année (plus irrégulièrement que cet été, mais tout de même prolonger). Nous journalistes (à plus forte raison sur internet) avons un peu trop tendance à nous brûler au feu de l’actualité et un peu de recul, un peu de lecture décalée (sur papier et la plume à la main et non en « zappant » sur un site internet) ne peut pas faire de mal. Etant entendu que nous n’allons évidemment pas abandonner l’actualité! Pour commencer cette nouvelle série de relectures, je vous propose pour les jours qui viennent quelques sondages dans l’Instrumentum laboris du synode à venir sur le Moyen-Orient. Et voici tout d’abord, un passage que j’ai déjà cité (là, j’abuse de votre patience en devenant doublement rétrospectif!), mais que je trouve décisif – surtout à notre époque où les saintes Ecritures ont été tellement lmassacrées par la « démythologisation »: « Dans les Écritures, les Pères cherchent et lisent le Christ comme la clef qui ouvre l’Ancien Testament. Il en est l’Exégète (se souvenir de l’épisode d’Emmaüs !), mais il est aussi l’exégèse puisque, conformément à la pensée... 
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Pascal Gollnisch, nouveau directeur de l’Oeuvre d’Orient
Lu sur le site de la conférence épiscopale de France, via le Salon beige, la nomination de l’abbé Pascal Gollnisch (prêtre du diocèse de Paris, âgé de 57 ans et frère de l’homme politique) à la tête de l’Oeuvre d’Orient, qui se bat pour les chrétiens d’Orient. Une nomination qui intervient à la veille du synode… et à un moment où nos frères chrétiens d’Orient sont de plus en plus opprimés.  Lire plus →
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Hiver démographique et culture de mort
Lu sur le blog de Jeanne Smits une très belle – et très rude – homélie du cardinal Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, sur le mariage et sur l’hiver démographique qui menace l’Italie (et pas seulement elle): « La famille fondée sur le mariage, et d’une façon toute spéciale dans le sacrement, est une preuve que Dieu continue d’aimer le monde, qu’Il a confiance en l’homme, que l’avenir existe, que l’amour et l’espérance sont plus forts que le mal. » Et plus loin: « Que l’Italie ne jouit pas d’une bonne santé sur le plan de la natalité, cela est évident aux yeux du monde entier. Que les autres pays ne s’en préoccupent pas, cela va de soi, mais que nous ne nous en préoccupions pas, et que nous ne nous en occupions pas est stupide. La Ligurie se trouve dans une situation nouvelle : dans une véritable course contre la mort. A dire vrai, il y a tout de même les signes d’une reprise, et pas seulement grâce aux immigrés. Mais l’inversion de tendance n’est pas encore acquise. Quelles peuvent être les conséquences négatives, à tous les niveaux, de cet hiver démographique ? Ceux qui réfléchissent et s’informent les connaissent, sur le plan économique, politique, social, psychologique, culturel, ecclésial. » Les questions démographiques sont, à moyen et long terme, les seules questions qui comptent vraiment et il est effrayant qu’en Europe, l’Eglise catholique soit désormais presque seule à s’en préoccuper… et plus effrayant encore que les autorités politiques n’aient rien de plus pressé que d’accélérer et d’accentuer cet hiver démographique, en promouvant la culture de mort!  Lire plus →
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Le cardinal Napier défend la liberté de la presse
Le cardinal Napier, archevêque de Durban, a protesté contre la nouvelle loi sud-africaine limitant la liberté de la presse. Le cardinal a notamment affirmé, non sans ironie, à propos du nouveau pouvoir: « Il est difficile d’imaginer comment une personne, un groupe ou une organisation qui, il y a quelques années, protestaient avec ferveur pour faire la lumière sur toute forme d’injustice, de corruption, de favoritisme et de népotisme, puisse en si peu de temps demander une loi destinée à interdire de publier des nouvelles sur ces mêmes abus. » Source: Zenit  Lire plus →
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Mgr Chaput contre le totalitarisme relativiste
J’ai parlé la semaine dernière du texte de Mgr Chaput, archevêque de Denver, sur l’avortement. Mais j’ai découvert ensuite de plus larges extraits de ce discours, prononcé en Slovaquie, au coeur de la vieille Europe. Il vaut la peine de lire plus amplement ce discours. On y découvre un appel à la résistance. Et un état des lieux effrayant des sociétés occidentales, de plus en plus christianophobes (et ce ne sont pas nos amis de l’Observatoire de la christianophobie qui vont dire le contraire!). On y lit aussi les causes profondes de ce mal: causes à rechercher dans un humanisme coupé de Dieu. Il y avait bien longtemps qu’un évêque de premier plan n’avait pas dénoncé cet humanisme radical et je me réjouis de voir que, progressivement, une génération d’évêques cessant de trembler devant les canons de beauté (ou de laideur) du monde, commencent enfin à parler clair. Car ce n’est qu’en désignant l’adversaire que nous pouvons le combattre efficacement. « Des dirigeants de l’Église ont été injuriés dans les médias et même devant les tribunaux simplement parce qu’ils exprimaient l’enseignement catholique. [...] Au début de cet été, nous avons été les témoins de formes de brutalité que l’on n’avait plus vues sur ce continent depuis l’époque où étaient en vigueur les méthodes policières nazies et soviétiques : le palais archiépiscopal de Bruxelles a été perquisitionné par des policiers, des évêques ont été arrêtés et interrogés pendant neuf heures sans bénéficier des garanties légales, leurs ordinateurs privés, téléphones portables et documents ont été confisqués. Même les tombes d’hommes d’Église défunts ont été violées à l’occasion de cette perquisition. Pour la plupart des Américains, cette sorte d’humiliation calculée, publique, de chefs religieux serait un scandale et un abus du pouvoir de l’État. Et cela... 
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L’avortement, problème politique fondamental de notre temps
Lu sur le Salon Beige ces mots de Mgr Chaput, archevêque de Denver, l’un des évêques américains les plus intéressants à lire: « Je sais que le droit à l’avortement est inscrit dans les lois actuelles de la quasi-totalité des pays occidentaux. Dans certains cas, ce droit reflète la volonté de la majorité et il est mis en œuvre par des moyens légaux et démocratiques. Et je suis conscient que beaucoup de gens, y compris au sein de l’Église, s’étonnent que nous, catholiques américains, continuions à placer le caractère sacré de la vie prénatale tellement au centre de notre témoignage public. Permettez-moi de vous dire pourquoi je crois que l’avortement est le problème fondamental de notre temps. Tout d’abord, parce que l’avortement pose aussi la question de la vie dans la vérité. Le droit à la vie est la base de tout autre droit de l’homme. Si ce droit n’est pas inviolable, aucun autre droit ne peut être garanti. » Faites attention aux mots, amis lecteurs, ils me paraissent à la fois très forts et parfaitement appropriés: l’avortement est, en effet, le problème politique fondamental. Non pas, bien sûr, qu’il n’existe pas d’autres sujets de préoccupation au plan temporel. Mais le meurtre de masse légalisé est effectivement la ruine de tout droit. Tant qu’il existera dans la plupart des législations occidentales, il sera absolument impossible de faire, selon l’expression consacrée, « faire confiance à la justice de notre pays » – puisque cette justice, cette législation, sont incapables, par construction, de protéger le plus innocent d’entre nous. Au passage, l’avortement est aussi ce qui donne un sens à l’expression « totalitarisme doux » (ou soft) que l’on utilise parfois pour le démocratisme. De tout temps, les sociétés politiques ont connu des viols de la loi, y compris... 
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Quelques portraits « d’épiscopables » belges (4)
Tout autre est le P. Olivier Bonnewijn, membre de la communauté de l’Emmanuel et prêtre diocésain de Malines-Bruxelles. Âgé de 44 ans , licencié de Louvain-la-Neuve et docteur de l’Institut Jean-Paul II, il est professeur de théologie morale à l’IET, l’institut d’études théologiques le plus classique de Belgique. Spécialisé dans les questions bioéthiques, c’est un prêtre de sa génération, typiquement de la mouvance « théologie de la vie ». A noter: sa thèse porte même un titre bien rare dans le paysage de la théologie morale belge contemporaine, « La Béatitude et les Béatitudes : Une approche thomiste de l’éthique ». Travailler sur la béatitude, cela se porte encore assez bien; mais, pour travailler sur une « approche thomiste de l’éthique », il valait mieux que l’abbé Bonnewijn soutienne son doctorat à Rome! Une chose est certaine, en tout cas, après ce rapide tour d’horizon : il n’y a pas pléthore de candidats valables. L’Eglise de Belgique est trop atteinte pour en fournir assez pour pourvoir tous les sièges qui deviendront vacants dans les prochaines années, et contribuer ainsi à redresser la barre. Le drame – et les récentes nominations le confirment – est qu’on n’a même pas le sentiment qu’on en prenne le chemin.  Lire plus →
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Quelques portraits « d’épiscopables » belges (3)
Un candidat assez léonardien serait l’abbé Eric de Beukelaer, que les lecteurs de ce blog connaissent déjà. Homme de « communication », il est encore pour quelques jours porte-parole de la conférence épiscopale. Son remplacement par Jürgen Mettepenningen et la fusion du séminaire St-Paul de Louvain la Neuve, dont il est recteur, avec celui de Namur donnent évidemment à penser que d’autres fonctions se préparent pour lui… Il est en tout cas très apprécié de Mgr Léonard, qui aurait voulu l’avoir comme auxiliaire à Namur, en 2004. 47 ans, très bon bilingue français-néerlandais, l’abbé de Beukelaer aurait en effet le profil pour devenir auxiliaire pour Bruxelles. Certains le disent plus dans les apparences que dans le fond. Je ne serai pas mauvaise langue mais il n’est un secret pour personne que la ligne doctrinale d’un porte-parole est généralement difficile à cerner (sauf dans le cas de M. Mettepenningen…). En ce sens, l’abbé de Beukelaer était bien à sa place dans la fonction qu’il s’apprête à quitter. A un détail près : il croit que l’Osservatore Romano est un (ou « le » ?) journal officiel du Pape… et qu’il est facile de confondre l’Osservatore romano avec notre petit blogue (voir ici). Mais tout cela (y compris nos petites piques et polémiques réciproques) n’a pas grande importance. Ce qui vient est plus grave, ce sont ses prises de position (ou absence de prises de position) au sujet de l’homosexualité et du « mariage » gay. Certes, une « épiscopalisation » de l’abbé de Beukelaer représenterait, en la matière, une nette amélioration par rapport à Mgr De Kesel : si celui-ci a positivement encouragé la Gay Pride de Bruxelles en 2005, celui-là s’est contenté de transmettre le message via l’agence Cathobel. On appréciera la nuance. De même, l’abbé de Beukelaer n’a jamais approuvé l’homosexualité. Il ne l’a jamais condamnée... 
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Quelques portraits « d’épiscopables » belges (2)
Parmi les noms souvent cités, inutile de revenir sur celui de Mgr Luc De Maere, curé de la collégiale Saint-Jacques d’Anvers. Nos lecteurs le connaissent bien. De même Robrecht Boone, curé de Saint-Jacques sur Coudenberg à Bruxelles (décidément, deux curés de paroisses saint-Jacques le Majeur, en cette année jacobéenne…). Mentionnons d’autres noms qui circulent : par exemple Jean-Pierre Delville, 59 ans, professeur d’histoire de l’Eglise à Louvain-la-Neuve (et qui s’essaye depuis peu au rite tridentin, ce qui en a surpris plus d’un). Ou encore deux des vicaires épiscopaux de Gand dont le nom revient avec insistance pour le vicariat du Brabant flamand de Malines-Bruxelles : Luk De Geest, chargé de la « pastorale catégorielle » (c’est beau comme l’antique et ça donnerait à l’archidiocèse métropolitain l’assurance de sortir de la gestion technocratique et de la langue de buis) et Lode Aerts (un des grands saboteurs de l’action de Mgr Van Peteghem, évêque de Gand de 1964 à 1991, qui avait tenté de sauver les meubles après Vatican II). (à suivre)  Lire plus →

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