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Mgr Fellay tient un discours encourageant pour les relations entre Ecône et Rome
Mon confrère Christophe St-Placide vient de mettre en ligne un très intéressant compte-rendu du colloque organisé hier par le Courrier de Rome. En ce qui concerne les relations entre Rome et la Fraternité St Pie X, je relève ces points: « - Quant à cette crise [de l'Eglise] et à ses développements présents, Mgr Fellay a très violemment critiqué Assise III, comme il l’avait fait le matin dans son sermon à St-Nicolas du Chardonnet. Mais remarquant cependant qu’Assise II avait été moins pire qu’Assise I, il a émis une hypothèse idéale pour Assise III, à laquelle il ne croyait pas (le pape pourrait appeler ses invités à se convertir), et il n’a tiré aucune conséquence (« nous verrons ce que cela donnera dans les discussions »). -       À propos de ces discussions doctrinales qui se tiennent à Rome, il a lourdement insisté sur le progrès « inouï » qu’elles représentaient en elles-mêmes. Jamais Rome ne discute de son magistère. C’est une chose impossible. Or, Rome accepte de discuter du Concile, parce qu’il n’est pas infaillible. C’est d’ailleurs pourquoi la FSSPX « tient le contrat » : un tel événement nécessite la paix et la sérénité. La FSSPX se dispense donc « tactiquement » d’attaquer comme elle le faisait par le passé. Mais la guerre contre le modernisme continue et il ne faut surtout pas croire que « tout est arrivé ». » Mgr Fellay s’est également félicité du progrès engendré par le motu proprio Summorum pontificum (en demandant qu’on ne le critique pas) : les prêtres qui reviennent à la liturgie traditionnelle reviennent aussi à la doctrine traditionnelle, mais ils reviennent de loin… Christophe Saint-Placide ajoute ce dernier paragraphe, fort instructif sur l’état des « forces » en présence: « Le point d’orgue de ce discours « d’ouverture » a été la citation d’une conversation que Mgr Ranjith,... 
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Bientôt un accord entre Rome et Ecône?
Je lis sur le Forum catholique un entretien de Mgr Fellay avec le quotidien néo-calédonien, « Les Nouvelles Calédoniennes » du 27 décembre. A lire cet entretien, alors que les discussions doctrinales devraient s’achever courant 2011, les relations entre la Fraternité St Pie X et le saint-siège se sont considérablement améliorées. Le supérieur général de la FSPX déclare notamment: « Notre situation est controversée, mais elle est aussi liée à ce qui se passe dans l’Eglise catholique. La vie de l’Eglise a changé avec le concile [Vatican II]. Et le bilan est dévastateur. […] D’ailleurs, le pape revient aux idées traditionnelles. Il voit très bien qu’il y a une déviation et qu’il faut la corriger. On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît. » « On maintient qu’on est catholiques et qu’on le reste. Nous souhaitons que Rome nous reconnaisse comme de vrais évêques. D’ailleurs, on n’ose plus le mot schismatique à notre encontre. Alors si on n’est pas schismatiques, ni hérétiques, c’est qu’on est sacrément catholiques. D’ailleurs le pape dit qu’il y a seulement un problème d’ordre canonique. Il suffit d’un acte de Rome pour dire que c’est fini et nous rentrons dans l’Eglise. Ça viendra. Je suis très optimiste. » Et quand la journaliste pose la question doctrinale la plus importante: « Vous accepteriez alors les décisions de Vatican II ? Non, pas comme ça. Nous demandons que les grandes ambiguïtés de Vatican II soient dissipées. Qu’est ce que vous appelez les grandes ambiguïtés ? D’abord, la liberté religieuse : est-ce que ça veut dire que tout homme a droit de choisir sa religion ? Non, le bon Dieu n’en a fondé qu’une. Ensuite, l’œcuménisme : est-ce qu’un homme peut être sauvé dans d’autres religions que celle catholique ? Non, il n’y a que l’Eglise qui sauve. » Est-il... 
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Mgr Pozzo veut manifestement rassurer au sujet de ce qu’il a dit sur l’assistance aux messes de la FSSPX
Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, interrogé de divers côtés avec inquiétude sur les propos qu’il avait tenus au micro de Radio Vatican à propos des messes de la FSSPX (« A la lumière des explications de la lettre du Pape aux évêques, il est clair que les fidèles sont invités à éviter la participation à la messe ou la réception des sacrements d’un prêtre de la FSSPX, parce qu’ils sont canoniquement irréguliers »), a tenu à pacifier ses interlocuteurs : il n’était nullement revenu sur la teneur de la réponse donnée par son prédécesseur, Mgr Perl, qui avait écrit, le 27 septembre 2002 et le 18 janvier 2003, à propos de ces messes canoniquement irrégulières : que « les prêtres de la Fraternité Saint Pie X sont validement ordonnés, mais [qu’]ils sont suspens de l’exercice de leur fonction sacerdotale » ; qu’il était cependant possible d’accomplir le devoir dominical en assistant à une messe célébrée par un prêtre de la Fraternité Saint Pie X. Mgr Perl disait enfin : « Nous ne pouvons vous recommander d’assister à une telle messe […] Si votre intention est simplement de participer à une messe célébrée selon le missel de 1962 eu égard à votre dévotion, ce ne serait pas un péché. » Autrement dit, pas très canonique ne veut pas dire pas très catholique. A tout le moins, si vous êtes dévot. Mais bien sûr, la réciproque n’est pas vraie : pas catholique implique qu’on n’est plus du tout canonique. On suppose ainsi que, si ce nullement un péché d’assister avec dévotion à la messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, à Paris, il n’est en revanche pas permis d’assister à la messe de cet éminent jésuite, professeur du Centre Sèvres, toujours à Paris, qui doute du fait que le Saint-Esprit soit à proprement parler une Personne. Le très sérieux Mgr Pozzo n’a cependant pas précisé s’il approuvait Mgr Perl, lorsque celui-ci estimait (avec humour ?) : «... 
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Le pas de deux de Mgr Williamson avec son avocat
Le blogue américain Rorate coeli, généralement très bien informé, signalait le 21 novembre que Mgr Williamson allait obéir à Mgr Fellay (voir notre article en date de ce même 21 novembre sur la possible éviction de l’évêque anglais) et se séparer de son nouvel avocat Wolfram Nahrath. Information confirmée sur le même blogue le 23 novembre par la reprise d’un communiqué de Nicholas Wansbutter, rédacteur de la lettre d’information de Mgr Williamson « Eleison comments ». J’ai même entendu la rumeur selon laquelle Mgr Williamson ne ferait finalement plus appel de son jugement, alors que, quelques jours plus tôt, circulait au contraire (notamment dans les milieux sédévacantistes qui avaient le plus espéré de Mgr Williamson et qui en ont été les plus déçus) la rumeur selon laquelle l’évêque assisterait personnellement à son procès en Allemagne, courant ainsi le risque d’être emprisonné dès la promulgation du jugement. Quoi qu’il en soit de la tenue ou non de ce procès en appel et de la participation éventuelle de Mgr Williamson en personne audit procès, ce pas de deux est véritablement étrange. Il ne pouvait évidemment pas ignorer que son changement tonitruant d’avocat aurait un certain « succès » médiatique. Et il ne peut pas davantage ignorer que son procès en appel aura lieu (s’il a lieu…) le 29 novembre et que, dans un dossier difficile, on ne laisse pas dix jours seulement à son avocat pour travailler. Bref, tout se passe comme si c’était précisément le retentissement médiatique qui avait été recherché. Pourquoi? Je n’y vois que trois explications possibles (qui ne sont pas nécessairement incompatibles): 1) Pour faire capoter les discussions doctrinales entre Rome et la FSPX. 2) Pour apparaître comme un « dur » et donc diriger de fait moralement une tendance qui est loin d’être... 
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Comparaison entre la Fraternité St Pie X et l’épiscopat chinois
L’agence de presse Zenit présentait hier soir une intéressante lecture du nouveau livre d’entretiens de Benoît XVI avec Peter Seewald, « Lumière du monde », par le vaticaniste Luigi Accattoli. J’y lis ces quelques lignes à propos du rapprochement avec la Fraternité St Pie X: « Le pape explique que l’excommunication était canoniquement motivée par la non-reconnaissance de la primauté du Successeur de Pierre. Il fait le parallèle avec les évêques chinois ordonnés de façon illicite. A partir du moment où ils l’ont reconnue, la sanction devait être levée. Mais le pape regrette que les choses aient été mal préparées, et il note qu’en fait Mgr Williamson « n’a jamais été catholique » puisqu’il est passé de l’anglicanisme au lefebvrisme. Lever l’excommunication, c’est favoriser l’unité, comme cela se fait en Chine lorsqu’un évêque ordonné de façon illicite reconnaît la primauté du Successeur de Pierre. L’excommunication est levée. Mais il n’aurait pas levé l’excommunication de Mgr Williamson si une enquête approfondie avait révélé son négationnisme. » Il est très intéressant de noter que la question canonique se résume, dans cette présentation (il reste à savoir si cette présentation correspond bien à la pensée du Pape, mais je serais en tout cas tenté de le croire), à la question doctrinale de la reconnaissance ou non de la Primauté de Pierre. De toute évidence, c’est là un remarquable bouleversement. Car, à aucun moment, il n’y a eu le moindre doute sur le fait que Mgr Lefebvre et ses successeurs reconnaissaient la Primauté de Pierre. Je note aussi cette constatation un peu malicieuse (qui serait bien dans le style de Benoît XVI…) sur Mgr Williamson, l’un des principaux « durs » de la FSPX… qui « n’a jamais été... 
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Mgr Williamson va-t-il être exclu de la Fraternité St Pie X?
Je découvre grâce au Salon beige un communiqué de Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité St Pie X, à propos de la décision de Mgr Williamson de choisir un avocat lié à la mouvance néo-nazie allemande: « Mgr Fellay a intimé l’ordre formel à Mgr Williamson de revenir sur cette décision et de ne pas se laisser instrumentaliser par des thèses politiques totalement étrangères à sa mission d’évêque catholique au service de la Fraternité Saint-Pie X. La désobéissance à cet ordre ferait encourir à Mgr Williamson l’exclusion de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. » Notons que cette possible exclusion ne manquerait pas d’avoir des conséquences indirectes sur les discussions actuellement en cours entre la FPSX et Rome. D’abord, parce que les déclarations de Mgr Williamson (effectivement assez éloignées du domaine de compétence d’un évêque catholique) avaient manqué de peu de faire échouer la levée des excommunications. Ensuite, parce que, si Mgr Williamson était exclu de la FSPX, la mouvance « dure » se trouverait privée de chef et le risque d’explosion de la Fraternité en cas d’accord avec Rome (risque qui me semble faible, mais non nul) s’éloignerait d’autant.  Lire plus →
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Mgr Gherardini remercie la Fraternité St Pie X d’avoir tenu bon
Mgr Gherardini, l’un des plus célèbres représentants contemporains de la « théologie romaine », a récemment donné une conférence au sujet des actuelles discussions entre Rome et Ecône. Il a notamment rejeté fermement tout « compromis » (qui risquerait d’attenter au dépôt de la foi) et a déclaré: « Mais je suis profondément convaincu qu’il […] faudrait remercier la Fraternité [St Pie X] qui, dans un contexte de sécularisation, a maintenu, en marge d’une ère post-chrétienne, et parfois d’antipathie non déguisée envers la foi, bien haut le flambeau de la foi et la tradition. » C’est le ton actuel de la théologie romaine. C’est le ton des théologiens mandatés par Benoît XVI pour discuter avec la Fraternité St Pie X. On pourra penser ce que l’on voudra de ces discussions, mais il sera difficile de prétendre que le Pape a mis en face des théologiens de la FSPX des personnes hostiles ou agressives! NB: je découvre, aujourd’hui 1er octobre, qu’il existe une traduction française de l’ensemble de a conférence sur le blogue Disputationes theologicae.  Lire plus →
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A propos de la rumeur de motu proprio réglant le statu canonique de la Fraternité St Pie X
Depuis la dernière fois que nous avons parlé des discussions doctrinales entre la Fraternité St Pie X et les théologiens de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (avant l’été), de l’eau a coulé sous les ponts du Tibre. La rumeur s’est, en particulier, répandue que le Pape préparait un motu proprio prévoyant que l’on ne demande à la FSPX, pour sa reconnaissance canonique, rien d’autre que sa déclaration d’adhésion au Catéchisme de l’Eglise catholique (et, en particulier, pas d’adhésion, fût-elle critique, à Vatican II, ni d’obligation de célébrer la nouvelle messe). Par la suite, Mgr Williamson, l’un des quatre évêques sacrés en 1988 (dont il serait difficile d’ignorer le nom, tant il est devenu une célébrité médiatique du fait de ses déclarations, disons assez éloignées des compétences épiscopales…) a mis en garde contre cet éventuel motu proprio en déclarant que le CEC était « moderne en substance, quoique de manière subreptice ». A quoi, Mgr Fellay a répondu dans le périodique américain « Remnant » (cité ici): « La déclaration de Mgr Williamson a été faite sans autorisation et lui est personnelle, elle ne vient pas de la Fraternité. Cela n’a jamais été la politique de la Fraternité de baser son action ou sa politique sur des ragots. Je n’ai absolument connaissance d’aucun Motu Proprio. » Il va de soi que l’on peut fort bien imaginer que ce projet de motu proprio existe bel et bien et que les personnes en charge de le « négocier » préfèrent le faire discrètement… quand les personnes désireuses de faire « capoter » un accord entre la FSPX et Rome (et Mgr Williamson est ici en « communion » avec beaucoup d’autres évêques!…) ont au contraire tout intérêt à lui donner un maximum de publicité. De toute... 
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Quand la FSSPX s’éveillera…
… le monde conciliaire tremblera. Il n’a pas de grands soucis à se faire, diront certains. Voire. Mon titre fait allusion à la Chine, comme on l’aura compris. On sait que la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples vient d’adresser une lettre aux évêques et aux prêtres de Chine continentale, publiée le 5 juillet, dans laquelle elle les encourage à poursuivre leurs efforts pour construire l’unité de l’Eglise et se réjouit des progrès déjà accomplis dans ce sens. Jean-Paul II hier, Benoît XVI aujourd’hui, déploient des efforts considérables pour résorber le schisme de l’Église patriotique de Chine continentale. Lors de l’avènement du communisme maoïste en Chine, le gouvernement avait poussé, dans les années 50, un certain nombre de catholiques chinois à lancer un « mouvement patriotique », en dehors de la tutelle du Vatican. En 1957 fut fondée une « Association catholique patriotique de Chine ». Ce qui n’empêcha pas des persécutions et pressions pour l’abjuration, un peu semblables à celles qu’avait subi le clergé constitutionnel en France, durant la Révolution. La Rome de Pie XII les condamna (et édicta à cette occasion une excommunication automatique tombant ipso facto sur l’évêque consacré et sur les évêques consécrateurs agissant sans mandat explicite de Rome : c’est cette même excommunication chinoise qui a foudroyé les évêques d’Ecône en 1988). Un nombre non négligeable de chrétiens, de clercs et d’évêques chinois, s’installèrent dans la dissidence, catholiques violemment persécutés, que l’on a qualifiés d’« Église souterraine », restés héroïquement fidèles à Rome. Mais après la chute du rideau de fer soviétique, et malgré la permanence d’une tyrannie sauvage en Chine, le Saint-Siège a tenté une opération de « contournement » en s’appuyant sur le désir d’une bonne part des membres de l’Église patriotique de faire retour... 
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Quelques précisions sur « l’affaire Escher »
Christophe Saint-Placide, qui a révélé au public français l’affaire du départ du chanoine Escher de l’abbaye de Saint-Maurice (Suisse) pour Ecône, apporte ces derniers jours d’intéressantes précisions dans deux nouveaux articles (ici et là). On notera en particulier la présence de « raisons doctrinales » dans les motivations du départ. Malheureusement, elles ne sont pas précisées. Mais il est clair que, de ce point de vue, la crise de l’Eglise est d’autant plus loin d’être terminée que l’autorité compétente se refuse toujours dans l’immense majorité à dire ce qui est du domaine de la libre discussion et ce qui est du domaine de l’hérésie. Et on notera, en matière liturgique, la lourde responsabilité des autorités qui refusent d’apploiquer les mesures pacificatrices prises par Benoît XVI… Autorités qui, comme de juste, sont les premières à déplorer les « blessures de l’unité » causées par le chanoine Escher!    Lire plus →

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