Célébrant hier la messe à Carpineto Romano (à 80 kilomètres de la capitale italienne), ville natale de Léon XIII (dont nous fêtons cette année le bicentenaire de la naissance), Benoît XVI a évoqué la figure de ce grand pontife, et notamment son enseignement social (Léon XIII est notamment célèbre pour avoir publié Rerum novarum, l’encyclique qui a fondé la doctrine sociale contemporaine*).
« [La doctrine sociale de l'Eglise] vise toujours la maturation des conscience comme une condition pour des transformations valables et durables. »
Pour comprendre le magistère de Léon XIII, il faut comprendre que celui-ci est profondément lié au primat de Dieu, a également expliqué Benoît XVI, qui a poursuivi: « Ceci reste toujours la base de tout, pour chaque chrétien, y compris le pape. Sans la prière, c’est-à-dire sans l’union intérieure avec Dieu, nous ne pouvons rien faire, comme Jésus l’a clairement dit à ses disciples au cours de la dernière Cène. »
La doctrine sociale de l’Eglise n’est effectivement – malgré toutes les déformations dont elle a hélas fait l’objet – pas de l’humanitarisme, mais la traduction de l’exigeant message évangélique dans l’action sociale et politique.
Source: Zenit
* Je précise « la doctrine contemporaine », car, naturellement, l’Eglise et la papauté en particulier, n’ont pas attendu Léon XIII pour avoir une doctrine sociale et politique. Mais Léon XIII a adapté le discours aux conditions créées par l’avènement du socialisme et du libéralisme.















