Une sévère critique de la loi Debré par l’abbé Houard
Le texte a déjà pas mal circulé sur internet, mais il me semble important de le faire connaître le plus largement possible. Par les questions qu’il pose, et par la personnalité du questionneur (l’abbé Houard a fondé l’Ircom, l’une des rares institutions catholiques d’enseignement supérieur), il vaut la peine d’être lu à la loupe. Que l’abbé Houard soit ici remercié de nous avoir autorisé à le publier: Loi Debré : triste jubilé ! Jeune professeur du second degré, avec mes collègues, je l’attendais cette loi ! Elle allait soulager l’enseignement catholique d’un poids insupportable : les charges de personnel et les frais de fonctionnement. C’était l’euphorie. On ignorait tout alors des rythmes de l’administration et, par exemple qu’il faudrait attendre deux ans les premiers versements ! À cette époque, la plupart des enseignants étaient des prêtres, des religieux ou des religieuses. Ils étaient là par vocation ou plutôt ils remplissaient là le rôle que leur confiait l’Eglise au service de la jeunesse. En charge de l’éducation chrétienne de celle-ci, ils n’avaient jamais pensé que leur activité, dans l’accomplissement de leur mission, pouvait avoir une quelconque valeur marchande. Quant aux quelques laïcs qui les secondaient, leur état d’esprit était le même. Pour l’application de la loi, on peut dire que, dans un premier temps, tout a bien marché. Les Commissions départementales de conciliation ont réglé quelques cas litigieux et quelques religieux sans diplôme universitaire mais forts de leur expérience, ont été autorisés à poursuivre leur activité. De plus, l’ouverture à tous, exigée par la loi, ne gênait en rien des établissements toujours heureux d’accueillir tous les enfants dont leur étiquette confessionnelle n’effarouchait pas les parents. On n’imaginait pas que la mise en œuvre de la loi Debré allait à ce point changer la donne. Le dispositif... 
Prophétie de saint Pie X sur le relèvement de la Fille aînée de l’Eglise
Nous fêtons aujourd’hui le pape saint Pie X. Le blog du Mesnil-Marie a eu l’excellente idée de publier à cette occasion la célèbre prophétie du grand pontife sur le relèvement de la France. Un peu d’espérance pour cette rentrée qui ne s’annonce pas spécialement bien… « Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses Fils qui prêchent la vérité de l’Evangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de Saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la Gloire Céleste les frères bien-aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses Fils, qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les Tabernacles répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes Divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais, la Fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes. Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une Lumière Céleste et entendra une voix qui lui répètera : “Ma Fille, pourquoi Me persécutes-tu ?” . Et, sur sa réponse : “Qui es-tu, Seigneur ?”, la voix répliquera : “Je suis Jésus, que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même “. Et elle, tremblante, étonnée, dira :”Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?”. Et Lui : “Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et... 
L’archaïsme des Lumières
Dans l’homélie pour la clôture de l’année sacerdotale, dont je parlais hier, j’ai trouvé également ce passage… assez peu flatteur pour les prétendues Lumières, qui n’ont fait que revenir à l’archaïsme du théisme païen: « Les religions du monde, d’après ce que l’on peut voir, ont toujours su que, en dernière analyse, il y a qu’un seul Dieu. Mais un tel Dieu était lointain. Apparemment il avait abandonné le monde à d’autres puissances et à d’autres forces, à d’autres divinités. De cela, il fallait s’accommoder. [...] Étrangement, cette idée est réapparue avec les Lumières. On admettait encore que le monde supposait un Créateur. Cependant, ce Dieu avait construit le monde et s’en était ensuite de toute évidence retiré. Le monde avait désormais un ensemble de lois selon lesquelles il fonctionnait et sur lequel Dieu n’intervenait pas, ni ne pouvait intervenir. Dieu n’était qu’une cause lointaine. Beaucoup peut-être ne désiraient pas non plus que Dieu prenne soin d’eux. Ils ne voulaient pas être dérangés par Dieu. Mais là où la tendresse et l’amour de Dieu sont perçus comme des obstacles, là l’être humain est faussé. » Il est clair, en effet, que l’homme des Lumières est « faussé »: il est une sorte d’animal, sans cesse mené par ses instincts. Et, surtout, l’idée d’un Dieu créateur, mais ayant délaissé sa création est absurde et ne fait certes pas honneur à l’intelligence des « philosophes » du XVIIIe siècle…  Lire plus →
Pascal Gollnisch, nouveau directeur de l’Oeuvre d’Orient
Lu sur le site de la conférence épiscopale de France, via le Salon beige, la nomination de l’abbé Pascal Gollnisch (prêtre du diocèse de Paris, âgé de 57 ans et frère de l’homme politique) à la tête de l’Oeuvre d’Orient, qui se bat pour les chrétiens d’Orient. Une nomination qui intervient à la veille du synode… et à un moment où nos frères chrétiens d’Orient sont de plus en plus opprimés.  Lire plus →