Post par Vini Ganimara dans Divers Osservatore le 03/09/10 | Pas de Commentaire
Le texte a déjà pas mal circulé sur internet, mais il me semble important de le faire connaître le plus largement possible. Par les questions qu’il pose, et par la personnalité du questionneur (l’abbé Houard a fondé l’Ircom, l’une des rares institutions catholiques d’enseignement supérieur), il vaut la peine d’être lu à la loupe. Que l’abbé Houard soit ici remercié de nous avoir autorisé à le publier:
Loi Debré : triste jubilé !
Jeune professeur du second degré, avec mes collègues, je l’attendais cette loi ! Elle allait soulager l’enseignement catholique d’un poids insupportable : les charges de personnel et les frais de fonctionnement. C’était l’euphorie. On ignorait tout alors des rythmes de l’administration et, par exemple qu’il faudrait attendre deux ans les premiers versements !
À cette époque, la plupart des enseignants étaient des prêtres, des religieux ou des religieuses. Ils étaient là par vocation ou plutôt ils remplissaient là le rôle que leur confiait l’Eglise au service de la jeunesse. En charge de l’éducation chrétienne de celle-ci, ils n’avaient jamais pensé que leur activité, dans l’accomplissement de leur mission, pouvait avoir une quelconque valeur marchande. Quant aux quelques laïcs qui les secondaient, leur état d’esprit était le même.
Pour l’application de la loi, on peut dire que, dans un premier temps, tout a bien marché. Les Commissions départementales de conciliation ont réglé quelques cas litigieux et quelques religieux sans diplôme universitaire mais forts de leur expérience, ont été autorisés à poursuivre leur activité. De plus, l’ouverture à tous, exigée par la loi, ne gênait en rien des établissements toujours heureux d’accueillir tous les enfants dont leur étiquette confessionnelle n’effarouchait pas les parents.
On n’imaginait pas que la mise en œuvre de la loi Debré allait à ce point changer la donne. Le dispositif...



