Le sujet est revenu au premier plan, avec l’actualité médiatique en France et le discours de Benoît XVI lors de l’Angélus du dimanche 22 août. Je lis sur le Salon beige deux citations sur cette question du regard que pose l’Eglise sur l’immigration:
La première est tirée du Catéchisme de l’Eglise catholique:
«Les autorités publiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverse conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard des pays d’adoption.»
La seconde est tirée d’une déclaration publiée par la commission pontificale Justice et Paix, le 3 novembre 1988:
«Il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leurs pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement.»
Et le Salon beige de commenter:
«L’enseignement de l’Eglise est clair : il n’y a pas lieu d’amalgamer morale individuelle et morale politique, ni charité fraternelle et charité politique. Car l’objet de la charité politique, qui s’exerce dans le cadre de la communauté, c’est le bien commun !»
En d’autres termes, si l’Eglise maintient que tout immigré, y compris clandestin, doit être traité en respectant sa dignité humaine; si elle reconnaît que l’on doit, dans la mesure où c’est compatible avec le bien commun du pays d’immigration, comme avec le bien commun du pays d’émigration, respecter un droit pour tout homme d’émigrer ou d’immigré; affirme également un devoir de l’immigré à l’égard du pays d’accueil et, surtout, un devoir des autorités politiques à l’égard du bien commun de leur peuple.















