Posté par Vini Ganimara dans Relations avec les Etats le 05/09/10 | Pas de Commentaire
Une définition négative de la « laïcité positive »?
Toujours dans l’Instrumentum laboris, je lis au paragraphe 25 ces lignes:
« Les catholiques doivent, en principe, pouvoir apporter ce qu’ils ont de meilleur dans l’approfondissement – avec les autres citoyens chrétiens, mais aussi les musulmans penseurs et réformateurs – du concept de «laïcité positive» de l’État. De telle sorte, ils aideraient à alléger le caractère théocratique du gouvernement et permettraient une plus grande égalité entre les citoyens de religions différentes, en facilitant ainsi la promotion d’une démocratie saine, positivement laïque, qui reconnaisse pleinement le rôle de la religion, dans la vie publique également, dans le respect total de la distinction entre les ordres religieux et temporel. »
La citation « laïcité positive » renvoie dans l’édition de la Documentation catholique au discours de Benoît XVI à l’Elysée (12 septembre 2008).
Ce n’est pas la seule fois que le Pape a utilisé ce concept repris à Nicolas Sarkozy qui l’avait utilisé dans son discours du Latran. Mais on a généralement oublié que l’expression avait déjà été utilisé par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur (qui n’a jamais passé pour « calotin »!), en 1998, à l’occasion du sacre de Mgr Doré, archevêque de Strasbourg et donc d’un diocèse sous régime concordataire. Ce qui montre au passage que l’expression doit être susceptible de recevoir des significations assez diverses…
Bref, ce n’est pas la seule fois (mais je crois que c’est la première) que Benoît XVI utilise l’expression, mais c’est la seule, à ma connaissance, où il la définit: une laïcité positive, dit-il, est « une laïcité qui rassemble, qui dialogue, et pas une laïcité qui exclut ou qui dénonce ».
Le problème, c’est qu’une...














