Posté par Vini Ganimara dans
Relations avec les Etats le 06/06/11 |
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Bioéthique: mais si, M. Léonetti, il y a le bien d’un côté et le mal de l’autre!
Sachant que je suis avec attention les derniers développements du projet de loi de bioéthique (actuellement en seconde lecture au sénat, et cela se présente assez mal – n’hésitez pas à prier à cette intention), un ami m’a envoyé un entretien de Jean Léonetti, député UMP des Alpes Maritimes, radical (ce qui, en général, est la façon polie de dire franc-maçon), et surtout rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, au journal « La Croix » du 24 mai.
J’y lis notamment ceci:
« Oui. Certes, on nous pousse à libéraliser la recherche génétique, en disant que les équipes françaises réaliseraient alors de nouvelles performances. Mais au final, la pression la plus forte est venue de l’autre bord, de la Fondation Jérôme-Lejeune (NDLR : qui dénonce le risque d’atteinte à la dignité humaine et d’eugénisme).
À partir d’une inquiétude légitime, on en vient à un affrontement excessif, qui ne sert pas le débat. En bioéthique, il n’y a pas le bien d’un côté et le mal de l’autre, le progrès contre la morale mais le doute, l’écoute, la volonté de parvenir à l’équilibre. Il faut passer d’une éthique de conviction à une éthique de responsabilité.
De nombreux députés, dits «?conservateurs?», l’ont compris?: tout en défendant leurs convictions, ils sont soucieux de parvenir à cet équilibre. N’oublions pas que la France demeure, avec l’Allemagne, l’un des pays où il y a le plus de précautions en matière de bioéthique. »
Quand Léonetti parle de « l’autre bord », c’est qu’il évoquait avant Marc Peschanski, biologiste de son état, et militant de « Lutte ouvrière » (ce qui est, chacun en conviendra, un gage d’objectivité!…), et, dans le dossier qui nous intéresse, grand défenseur de l’autorisation de recherche sur les embryons humains.
Quoique l’on pense...