Excellente nouvelle tombée hier:
« La Chambre des mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles a déclaré nulles et non avenues les saisies effectuées le 24 juin au siège de l’Eglise belge, l’archidiocèse de Malines, ainsi qu’au domicile de l’ancien primat de Belgique, le cardinal Godfried Danneels.
Tous les éléments saisis lors de ces perquisitions effectuées par la police sur ordre du juge d’instruction bruxellois Wim De Troy vont devoir être rendus. Et tous les éléments de l’instruction basés sur ces saisies sont invalidés. »
Source: AFP – La Croix
Je dis: « excellente nouvelle », car j’avais été, comme beaucoup de catholiques et d’observateurs, scandalisé par les méthodes de sauvage de ce juge De Troy (mais beaucoup moins drôle que les trolls de la bande dessinée du même nom).
Mais je n’oublie pas que la gestion de cette crise pédophile a été particulièrement désastreuse en Belgique. La publication dans « Le Soir » du 29 août d’un enregistrement accablant pour le cardinal Danneels (seulement dans la version papier, mais vous pouvez trouver un aperçu de cet enregistrement ici ou, plus précisément, mais en anglais, là) lors d’une tentative de médiation entre l’ancien archevêque de Bruges, Mgr Van Gheluwe, et son neveu, victime de ce sinistre prédateur sexuel, n’a pas contribué à rehausser l’éclat de l’épiscopat belge en la matière. Le cardinal Danneels vient d’ailleurs de reconnaître que son attitude dans cette médiation avait constitué une « erreur de jugement »…
Et il ne faudrait pas que le comportement inacceptable d’un juge d’un anticléricalisme primaire occulte les responsabilités. Et il ne faut pas oublier que l’annulation – parfaitement justifiée – de la procédure repose largement sur des conflits internes à la magistrature et qu’hélas! dans cette affaire, l’Eglise n’a plus la main…
















Les pro-Vatican II ne peuvent prôner Dignitatis humanae et se plaindre que l’immunité de juridiction des prélats ne soit plus reconnue par les sociétés civiles…