Toujours à propos de la délicate question des Roms et du discours de Benoît XVI, je trouve sur le Salon beige ces déclarations de l’abbé de Tanouarn, à paraître dans le journal « Minute »:
« Les psychodrames médiatiques se multiplient ces derniers temps. Il ne faudrait pas faire de quelques mots de Benoît XVI une prise de position dans la politique française. Ce n’est pas la coutume du Vatican d’agir de cette manière. En revanche, je crois que le Saint Père a voulu, de manière discrète, immédiatement amplifiée par le grand orchestre médiatique international, donner un signe de sa solidarité envers les Roms, dont beaucoup sont chrétiens, fréquentant assidûment des pèlerinages comme Lourdes ou les Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue. On peut aussi voir le souci du pape de ne pas laisser le champ libre aux chrétiens évangéliques, qui ont montré leur force montante chez les Roms, pas plus tard que la semaine dernière au grand rassemblement de Chaumont. »
Je serais, moi aussi, assez tenté de voir les choses ainsi, à la façon nuancée dont les exprime l’abbé de Tanouarn.
De toute évidence, comme le faisait remarquer un lecteur en commentaire, Benoît XVI a parlé en songeant à la situation politique actuelle. Cependant, il y a loin entre cet appel à la fraternité des hommes, en tant que fils de Dieu, et une condamnation de la politique actuelle du gouvernement français.















