Posté par Vini Ganimara dans Episcopats locaux le 29/08/10 | Pas de Commentaire
J’ai parlé la semaine dernière du texte de Mgr Chaput, archevêque de Denver, sur l’avortement. Mais j’ai découvert ensuite de plus larges extraits de ce discours, prononcé en Slovaquie, au coeur de la vieille Europe. Il vaut la peine de lire plus amplement ce discours.
On y découvre un appel à la résistance. Et un état des lieux effrayant des sociétés occidentales, de plus en plus christianophobes (et ce ne sont pas nos amis de l’Observatoire de la christianophobie qui vont dire le contraire!). On y lit aussi les causes profondes de ce mal: causes à rechercher dans un humanisme coupé de Dieu. Il y avait bien longtemps qu’un évêque de premier plan n’avait pas dénoncé cet humanisme radical et je me réjouis de voir que, progressivement, une génération d’évêques cessant de trembler devant les canons de beauté (ou de laideur) du monde, commencent enfin à parler clair. Car ce n’est qu’en désignant l’adversaire que nous pouvons le combattre efficacement.
« Des dirigeants de l’Église ont été injuriés dans les médias et même devant les tribunaux simplement parce qu’ils exprimaient l’enseignement catholique. [...] Au début de cet été, nous avons été les témoins de formes de brutalité que l’on n’avait plus vues sur ce continent depuis l’époque où étaient en vigueur les méthodes policières nazies et soviétiques : le palais archiépiscopal de Bruxelles a été perquisitionné par des policiers, des évêques ont été arrêtés et interrogés pendant neuf heures sans bénéficier des garanties légales, leurs ordinateurs privés, téléphones portables et documents ont été confisqués. Même les tombes d’hommes d’Église défunts ont été violées à l’occasion de cette perquisition. Pour la plupart des Américains, cette sorte d’humiliation calculée, publique, de chefs religieux serait un scandale et un abus du pouvoir de l’État. Et cela...



