Mgr Chaput contre le totalitarisme relativiste
J’ai parlé la semaine dernière du texte de Mgr Chaput, archevêque de Denver, sur l’avortement. Mais j’ai découvert ensuite de plus larges extraits de ce discours, prononcé en Slovaquie, au coeur de la vieille Europe. Il vaut la peine de lire plus amplement ce discours. On y découvre un appel à la résistance. Et un état des lieux effrayant des sociétés occidentales, de plus en plus christianophobes (et ce ne sont pas nos amis de l’Observatoire de la christianophobie qui vont dire le contraire!). On y lit aussi les causes profondes de ce mal: causes à rechercher dans un humanisme coupé de Dieu. Il y avait bien longtemps qu’un évêque de premier plan n’avait pas dénoncé cet humanisme radical et je me réjouis de voir que, progressivement, une génération d’évêques cessant de trembler devant les canons de beauté (ou de laideur) du monde, commencent enfin à parler clair. Car ce n’est qu’en désignant l’adversaire que nous pouvons le combattre efficacement. « Des dirigeants de l’Église ont été injuriés dans les médias et même devant les tribunaux simplement parce qu’ils exprimaient l’enseignement catholique. [...] Au début de cet été, nous avons été les témoins de formes de brutalité que l’on n’avait plus vues sur ce continent depuis l’époque où étaient en vigueur les méthodes policières nazies et soviétiques : le palais archiépiscopal de Bruxelles a été perquisitionné par des policiers, des évêques ont été arrêtés et interrogés pendant neuf heures sans bénéficier des garanties légales, leurs ordinateurs privés, téléphones portables et documents ont été confisqués. Même les tombes d’hommes d’Église défunts ont été violées à l’occasion de cette perquisition. Pour la plupart des Américains, cette sorte d’humiliation calculée, publique, de chefs religieux serait un scandale et un abus du pouvoir de l’État. Et cela... 
Le cardinal Ouellet contre l’exégèse rationaliste
J’ai eu l’occasion d’évoquer la crise de l’exégèse au cours de mes articles estivaux, suivant le hasard de mes relectures de textes pontificaux. Voici une intervention du cardinal Ouellet, qui était encore archevêque de Québec et préside aujourd’hui la congrégation des Evêques, lors du synode de 2008 sur l’Ecriture sainte: « Dans ce contexte de séparation et de conflit entre la foi et la raison, on assiste à la remise en question de l’unité de l’Écriture et à une fragmentation excessive des interprétations. Dorénavant, le rapport interne de l’exégèse à la foi ne fait plus l’unanimité et des tensions augmentent entre exégètes, pasteurs et théologiens (42). On complète certes de plus en plus l’exégèse historico-critique par d’autres méthodes, dont certaines renouent avec la tradition et l’histoire de l’exégèse (43). Mais d’une façon générale, après plusieurs décennies de concentration sur les médiations humaines de l’Écriture, ne faut-il pas retrouver la profondeur divine du texte inspiré sans perdre les acquis précieux des nouvelles méthodologies ? On ne saurait trop insister sur ce point car la crise de l’exégèse et de l’herméneutique théologique affecte profondément la vie spirituelle du Peuple de Dieu et sa confiance dans les Écritures. Elle affecte aussi la communion ecclésiale, à cause du climat de tension souvent malsain entre la théologie universitaire et le Magistère ecclésial. » Les délires modernistes et néo-modernistes sur la séparation entre le « Jésus de l’histoire » et le « Christ de la foi » renversent tout l’édifice de la Révélation et donc ruinent l’Eglise. Il est urgent que l’autorité magistérielle nous rende la confiance dans l’Ecriture divinement inspirée! Espérons que le cardinal Ouellet... 
Défendons l’enseignement supérieur libre!
Lu sur le Salon beige un excellent article de Michel Boyancé, directeur de l’Institut de Philosophie comparée, sur l’enseignement supérieur libre paru dans l’Homme nouveau. J’y lis ces quelques extraits: « Le 24 juin 1984 près de 2 millions de personnes défilaient pour l’école libre. 25 ans plus tard, 60 après la loi Debré, la défense de la liberté d’enseignement n’est plus un enjeu politique et électoral. […] Le «monopole de la collation des grades» reste une spécificité juridique française qui côtoie dans les lois et les décisions du Conseil constitutionnel la liberté d’enseignement. […] Le choix des familles, y compris catholiques qui défendent l’école libre, se porte sur l’enseignement public supérieur à une écrasante majorité. En d’autres termes, collectivement, on souhaite une école primaire libre, voire un collège, mais ensuite on s’efforce de rejoindre le système étatisé des classes préparatoires pour intégrer les grandes écoles publiques ou parapubliques, les autres « grandes écoles » s’efforçant de ressembler à celles du peloton de tête. » Il importe de noter que l’interprétation restrictive du Conseil d’Etat sur l’accord France-St-Siège à propos des diplômes maintient cette situation catastrophique. Or, sans enseignement supérieur libre, il ne peut y avoir de véritable liberté scolaire. Il est fondamental de ne pas abandonner à l’Etat (de façon générale, et plus encore l’Etat laïciste actuel) notre intelligence.  Lire plus →
Pakistan: l’argent ne suffit pas
Cor Unum, présidé par le cardinal Cordes, a naturellement apporté de l’aide, ces dernières semaines, aux sinistrés pakistanais. Mais le cardinal Cordes a judicieusement resitué cette aide matérielle dans le contexte de la charité chrétienne intégrale: « Il est important pour moi de souligner qu’en ce moment il faut montrer – tant aux personnes touchées qu’à celles qui offrent de l’argent – qu’avec l’argent on peut faire des choses importantes, mais que cela ne suffit pas : il faut un message qui aille au-delà de la vie terrestre. » Ce qui nous rappelle, à nous catholiques de base, que, même si nous ne pouvons pas toujours contribuer à l’amélioration de la situation matérielle de ces millions de malheureux, nous pouvons au moins prier pour eux. N’oublions pas que, contrairement à la déclaration hypocrite de Caïn, nous sommes bien les « gardiens de nos frères »â€¦ Source: Zenit  Lire plus →
Mgr Koch « planche » devant les élèves du Professeur Ratzinger
Comme nous l’avions annoncé voici un mois, les étudiants de l’ancien Professeur Ratzinger se retrouvent ce week-end, comme chaque année, pour travailler ensemble une question théologique. Et cette année, il s’agit d’un sujet crucial: l’interprétation de Vatican II. L’agence Zenit nous apprend que Mgr Koch, le nouveau président du conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, participera aux débats et prononcera deux conférences: « La première sur le thème « Le Concile Vatican II entre tradition et innovation : l’herméneutique de la réforme entre l’herméneutique d’une continuité avec rupture et d’une continuité non historique » ; et la seconde sur « Sacrosanctum concilium et la réforme post-conciliaire de la liturgie ». » Deux sujets typiquement ratzinguériens… Et le signe que Mgr Koch va sans doute présenter une certaine « rupture » avec son prédécesseur, le cardinal Kasper, à la tête de ce dicastère important (dont on sait qu’il était, au plan théologique, un adversaire du cardinal Ratzinger).  Lire plus →
Benoît XVI: une actualité éditoriale chargée
Je parlais, voici quelques heures, du prochain volume sur Jésus. Il faut également signaler en matière d’actualité éditoriale de Benoît XVI la présentation cette semaine du premier volume des Opera omnia, qui compteront 16 volumes. Source: Zenit  Lire plus →
Nicolas Sarkozy prend ses distances à l’égard des propos scandaleux d’Alain Minc
A côté de la pétition de Riposte catholique demandant à Alain Minc de se rétracter de ses propos insultants pour Benoît XVI, un certain nombre de politiques demandent à Nicolas Sarkozy de désavouer son conseiller Ainsi Yannick Favennec, député UMP, a demandé que « le président de la République désavoue immédiatement son conseiller et que ce dernier quitte l’entourage du président ». Et on apprend ce matin, sur la radio France Info, que l’entourage de Nicolas Sarkozy affirme qu’Alain Minc n’est pas le conseiller du président et que ce dernier ne le voit qu’une fois par trimestre environ. Ce qui est interprété par France Info comme une prise de distance de Sarkozy à l’égard des propos scandaleux de Minc. Ce qui est le plus vraisemblable. L’avenir nous dira si Minc s’est effectivement trop rapidement vanté de conseiller le président français. « Il serait en tout cas préférable, note avec malice France Soir, qu’Alain Minc évite d’inspirer la politique de Sarkozy en matière de relations franco-allemandes. » En attendant, nous pouvons nous réjouir que les propos haineux de Minc n’engagent pas l’Etat français… et maintenir la pression en signant la pétition de Riposte catholique!  Lire plus →
Bientôt un nouveau livre de Benoît XVI
L’agence de presse Zenit nous apprend la prochaine parution le 13 mars 2011 du deuxième volume de l’ouvrage de Benoît XVI sur Jéus, actuellement en cours de traduction. Ce volume traitera de la Passion du Christ. A l’heure actuelle, la Librairie vaticane a entrepris des négociations avec pas moins de 18 éditeurs pour la publication simultanée de l’ouvrage en différentes langues. NB: on apprend par la même occasion que de volume sur l’enfance du Christ, dont nous avons déjà parlé, est en cours de rédaction et sera le 3e de ce « Jésus de Nazareth ».  Lire plus →
Alain Minc doit cesser d’insulter le Pape!
Je parlais ce matin de la stupide déclaration d’Alain Minc contre Benoît XVI. Eh bien, en fin d’après-midi, j’apprends deux bonnes nouvelles: 1) L’observatoire de la christianophobie nous signale que les réactions indignées tombent comme à Gravelotte. 2) Nos amis de Riposte catholique viennent de mettre en place une pétition pour demander à cet hurluberlu de se rétracter. Je vais la signer dès que ce petit article sera en ligne… et je vous invite vivement à en faire autant! Vous pouvez signer ici. Et n’oubliez pas de faire circuler l’information: il faut qu’il croule sous les courriels de catholiques indignés!  Lire plus →
« Marketing papal » en Grande-Bretagne : quelques mises au point
Ces dernières semaines, les critiques pleuvent contre le pape, qui ferait du « marketing » à l’occasion de sa visite en Grande-Bretagne. On le sait : pour avoir accès aux cérémonies avec le pape, le public devra payer. L’information a de quoi surprendre mais encore faut-il ne pas la déformer. Comme le P. Lombardi l’a rappelé le 17 août sur Radio Vatican, ce n’est pas le Saint-Siège qui a demandé de faire payer les pèlerins. Mais son démenti est évidemment moins relayé par la grande presse que les amalgames auxquels il répond! On a du mal à croire que des journalistes professionnels ignorent le chaos dans lequel les évêques anglais, gallois et écossais préparent cette visite pontficale. Est-ce de la rétention d’information volontaire ? En Grande-Bretagne, en effet, le côté anarchique de l’organisation de cette visite est notoire, à tel point que la reine s’en est émue. Les évêques britanniques ont créé un tel imbroglio que, début juin, le gouvernement a placé en catastrophe Lord Patten (une grande pointure (post)catholique) comme coordinateur de cette visite. Le 8 juin, Mgr Summersgill, coordinateur en chef pour la conférence épiscopale, prétendait que tout avançait normalement. Prétention difficile à croire, puisqu’à ce moment-là les « organisateurs » ecclésiastiques n’avaient encore réussi à fixer le lieu d’aucune des trois grandes apparitions du pape (13 semaines avant son arrivée !) et en rejetaient la responsabilité sur le gouvernement… Dans ce fiasco, le logistique et le financier sont allés main dans la main. Le 11 juin, on apprenait par le « Tablet » (l’équivalent britannique de « La Croix ») que le pape béatifierait sans doute le cardinal Newman… dans une usine automobile désaffectée!!! C’est que le budget prévu initialement avait plus que doublé, et que l’épiscopat britannique ne pouvait plus payer la location de l’aéroport... 

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