Post par Vini Ganimara dans Relations avec les Etats le 28/07/10 | 1 Commentaire
Un lecteur vénézuélien m’envoie des précisions sur un sujet dont j’ai traité récemment : l’affrontement entre le pouvoir politique et l’Eglise dans son pays. Puis-je ajouter, en le remerciant vivement de ces précisions, que je suis touché de voir notre petit blog lu de l’autre côté de l’océan?
Valentino Ganimara commente les mesures de répression d’Hugo Chávez vis-a-vis de l’Eglise catholique. Comme Vénézuélien, je ne suis pas surpris. Toutes les personnes ou organisations qui mécontentent le lieutenant-colonel Hugo Chávez Frías sont persécutées. Il n’y a pas que la télévision catholique. Des dizaines de stations profanes de radio et de tv ont été également fermées.
Considérez ce qui vient de se passer avec la Colombie : ce pays voisin a donné des preuves que les autorites vénézuéliennes abritent des FARC et aussi des membres de l’ELN, un groupe mineur de maoistes colombiens. Tout le monde connait cela (en castillan, nous l’apelons un secret de Anchuelo), mais M. Chávez ne touche pas a la question de fond, il rompe les relations diplomatiques, il s’indigne de manière hystérique pour distraire l’attention et faire un nuage de fumée.
En resume, je voulais dire que le conflit avec l’Eglise n’est pas nouveau sous Hugo Chávez : cela dure depuis l’arrivee de notre archevêque de Caracas, le cardinal Urosa, en 2005. Le nonce d’alors, Giacinto Berloco, avait recu instruction de ne pas se confronter avec le president. Ordre de la secretairie d’Etat, menee par le cardinal Bertone, qui toujours cherche les accommodements (chose égale au Zimbabwe, où l’equipe Bertone veut apaiser le sanguinaire Mugabe). Comment faire de l’apaisement quand il y a deux fois des atentats avec des bombes contre la nontiature ? (voir ici et là). Bien entendu, Hugo Chávez a dit qu’il n’avait pas organisé ces attaques. C’est comme Allende en Chili : il promouvait une révolution dite « bolivarienne »,...



