Post par Guillaume de Thieulloy dans Relations avec les Etats le 01/07/10 | Pas de Commentaire
En dehors de Belgique, on a peu parlé des perquisitions à Louvain, à la
« Commission pour le traitement des plaintes pour abus sexuel dans la relation pastorale », un organisme autonome attaché à la conférence épiscopale. Les policiers ont tout simplement
emporté tous les dossiers et les ordinateurs de la commission !
Le président, le professeur Peter Adriaenssens, est hors de lui. On le
comprend : cet organisme, qui n’a de rôle que thérapeutique, accueille des victimes qui souhaitent s’exprimer confidentiellement et qui, pour la plupart, ne désirent pas aller en justice. En
dépossédant la commission de tous ses dossiers, on risque d’accroître le traumatisme des victimes. Stefaan De Clerck, le ministre de la justice dont l’arrogance est inversement proportionnelle
aux facultés intellectuelles, a défendu cette saisie au motif que la commission n’allait pas assez vite en besogne. Le ministre ignore-t-il donc que la commission était submergée de demandes
depuis la démission de l’évêque de Bruges et était en train de recruter du personnel ? En tout cas, le motif allégué par le M. De Clerck est intéressant car, d’après certaines sources, la
plainte qui a déclenché cette perquisition émanerait justement d’un membre de la commission Andriaenssens, mécontent du travail de celle-ci. Le professeur Adriaenssens avait annoncé hier sa
démission et toute la commission lui a emboîté le pas (voir ici).
Elle estime impossible de poursuivre dans de
telles conditions un travail fondé sur la confidentialité avec les victimes. A présent, on peut prédire que les anticléricaux de tout poil prétendront qu’elle n’était de tout façon qu’un
organisme bidon et un coup de bluff de la part de la conférence épiscopale. Pourtant, la perte de confiance des victimes dans un processus où la confidentialité ne leur est plus assurée est
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