Post par Guillaume de Thieulloy dans Communication le 18/05/09 | Pas de Commentaire
L’aura-t-on assez entendu que ce voyage de Benoît XVI en Terre sainte était « à hauts risques »? La sollicitude des médias français
pour l’image du pape est décidément touchante! En tout cas, grâce à eux, nous savions que le pape serait mal accueilli à cause, pêle-mêle, de la prière du Vendredi saint, de Mgr Williamson… et de
la proximité du pape allemand avec le nazisme!
Naturellement, il n’a pas été si mal accueilli que cela. Mais la question du « nazisme » du pape a été plusieurs fois évoquée par des personnalités politiques, religieuses ou médiatiques, en marge du
voyage.
Ainsi le président du Parlement israélien, Reuven Rivlin, a-t-il déclaré: « Avec tout le respect dû à Sa Sainteté, on ne peut ignorer le fardeau qu’il porte, en tant que jeune Allemand ayant rejoint
les Jeunesses hitlériennes et en tant qu’adulte ayant rejoint l’armée d’Hitler, qui a été un instrument de l’extermination ».
A quoi, le père Federico Lombardi, sj, directeur de la salle de presse du Vatican, a fait une réponse catégorique: « Il [le pape] n’a jamais été dans ce mouvement de jeunesse idéologiquement
lié au nazisme » a-t-il déclaré à l’AFP.
Ce démenti a été aussitôt attaqué par plusieurs médias (dont, à nouveau, l’AFP). Et c’était facile: le cardinal Ratzinger avait lui-même déclaré avoir été incorporé de force dans ce mouvement.
Précisons un peu: en 1936, l’adhésion à la Hitlerjugend (HJ) est devenue obligatoire pour tous les jeunes Allemands, dès leurs 14 ans révolus. Comme beaucoup de catholiques, Joseph Ratzinger (en
parfait accord avec sa famille) refusa de collaborer avec le régime national-socialiste. Mais, les régimes totalitaires se soucient peu des opinions dissidentes. Et, comme toute sa classe d’âge, il
...



